La nuit pour rêver... | 16 décembre 2007
Il est trois heures et dix-huit minutes du matin. Je me suis couché à dix-neuf heures quarante-huit hier soir. Je me suis d'abord réveillé en me disant qu'est-ce que j'ai bien dormi. Je me suis levé. Je me suis fait un café. Je n'ai pas allumé la télé en pensant qu'il devait être trop tôt. J'ai allumé l'ordinateur. J'ai vu qu'il n'était qu'une heure trente. Pourtant sans être dans une forme du tonnerre j'étais bien. Je me suis connecté. J'ai fait un petit tour de blogs. J'ai laissé deux commentaires. J'ai bu mon café. j'ai coupé l'ordinateur. Je l'ai laissé en veille. J'ai éteint la lumière. Je suis retourné au lit. Je ne me suis pas endormi de nouveau. Je me suis laissé aller dans mes pensées. J'ai pensé à une lettre que je dois écrire. J'ai pensé aux congés de Noël qui arrivent. J'avais un chat qui se lavait sur la couverture sur mon côté. J'avais un autre chat qui dormait sur la couverture sur mes pieds. Je bouge les jambes. Le chat bouge. Je reposais mon corps. Je ne fatiguais pas trop mon cerveau. Et je me lève. Je mets le chauffage. Je prépare une cafetière. Je nettoie la litière. J'allume la télé. Arte et un reportage sur l'enlévement de Patty Hearst. Quand ils causent Anglais c'est sous-titré en allemand mais quand il y a une voix off qui traduit c'est en Français. Je vais me servir un café et Tigresse vient de s'installer sur mon genou. Elle n'a pas de bol. Elle arrive quand je me lève. Elle est revenue quand je suis revenu. Je dois prendre une douche. J'ai un pantalon à rincer. Je vais préparer des affaires propres. Quand je serais douché et mes affaires sales au sale je m'apercevrais que j'ai laissé le propre à l'extérieur de la salle de bain. Comme d'habitude. Je suis du matin comme la lune est de la nuit. Il est trois heures cinquante-six du matin. Patty Hearst c'est le syndrome de Stockholm. Le café est bon pour l'inspiration disait Balzac. Balzac haïssait le tabac. Le café de Balzac était un café à boucher les artères. La VMC fonctionne. Le chauffage fonctionne. Quand j'ai bien chaud j'arrête le chauffage. La porte fermée la chaleur reste. Je laisse la porte ouverte quand je vais à la salle de bain. Rugby donnera des coups de pattes contre la porte. J'ouvre sec et habillé. Pas avant. En fait je vais ouvrir la fenêtre et laisser la porte fermée. Boudiné le bas de la porte à l'extérieur. Boudiné le bas de la porte à l'intérieur de la salle de bain. Chauffer. Je pense à ne pas oublier mes affaires propres dehors. Je l'ai dit que j'ai des pantoufles neuves. Fourrées. Cet aprés-midi à un moment quelconque je regarde la télé depuis le sofa et je m'assoupis. Je me réveille et j'ai froid. Mais j'ai pas froid. C'est parce que je me relève de mon assoupissement. Un café et ça va mieux. Un second café et ça va encore mieux. Je suis au matin ce que les toiles sont au peintre. Le matin et la nuit me façonnent. Je refuse d'utiliser la virgule dans ce texte. J'attends la fin du reportage sur Patty Hearst. Il est quatre heures dix-huit du matin.
Publié par Bruno68540 à 04:22:32 dans Mon blog
|
Commentaires (4)
|
Permaliens