N'est-ce point là l'heure du café ?
Alors vite à ma casserole pour y déverser le breuvage noir... n'oublions pas d'allumer la plaque... attendons que le liquide frémisse... préparons la tasse dans laquelle patientent un fond de lait et deux morceaux de sucre... puis prenons un peu de tabac dans la blague... étalons-le sur la feuille à cigarette... la colle visible, en haut... Chaque extrémité entre pouce et index, tournons la feuille en coinçant le tabac puis faisons une petite pression des pouces au milieu... encore un petit tour et léchouillons légérement la colle... d'un geste léger du pouce et de l'index scellons la cigarette... enfournons-la et allumons-la... fumons-la... buvons le café... regardons la télé... profitons de la vie...
Publié par Bruno68540 à 16:47:02 dans Mon blog | Commentaires (12) | Permaliens
Les textes des grands philosophes recèlent parfois des phrases excessives, voire inadmissibles. Ainsi cette déclaration d'une rare violence, écrite par Nietzsche dans sa dernière oeuvre achevée, L'Antéchrist. Ecart sans excuse ou provocation salutaire ?
Publié par Bruno68540 à 11:11:59 dans Mon blog | Commentaires (3) | Permaliens
Publié par Bruno68540 à 08:01:38 dans Mon blog | Commentaires (1) | Permaliens
Nous partîmes à deux et par un prompt non-existant renfort nous vîmes toujours à deux en arrivant à bon port... Bruno as-tu des Euros ? Tout autre que moi-même le prouverait sur l'heure !
Deux nous fûmes moi et mon vélo car finalement je décide contre aller faire les courses à pied et bien m'en prit car à vélo c'est plus rapide qu'à pied et le froid a moins de temps pour s'installer sur moi...
J'installe donc le vélo à la feraille (tiens ? Ce mot n'existe pas ? Oh pardon, c'est ferraille) de l'emplacement du rangement à vélos pour me diriger d'un pas sûr et certain vers les portes qui se séparent quand on s'approche un peu trop près d'elles... même qu'une fois que je marchais trop vite j'ai presque rentrer dedans... je passe le sas, les secondes portes qui coulissent, fais cinq pas puis tournique (du verbe tourniquer : passer par le tourniquet), prend à droite un panier profond à long manche et roulettes plutôt qu'un panier à anses et file sur la gauche...
Tout de suite mon esprit est torturé par la question... à savoir : qu'est-ce que j'achète ?
Du lait, du sucre et de la brioche... là est l'essentiel...
De la confiture de fraises ?
La confiture qui dégouline par les trous de la tartine et colle aux doigts ? Je n'en prends point et c'est sur les immenses congélateurs à ciel ouvert que je m'en traîne pour y plonger un bras sûr et fort qui happe la boîte aux trois pizzas... sauf que cette boîte n'en a qu'une de pizza et ça me paie plat... me plait pas, pardon...si y en a pas trois, j'en veux pas et je change de crémerie car de l'autre côté j'entends le cri du camembert imitant la mie blanche à la croûte dorée qui lui murmure des mots tendres avant de plonger tous deux, unis pour l'éternité dans l'amour et dans la mort, dans un bol de café au lait sucré...
Un saucisson pur porc ?
A découper en rondelles, à apprécier avec un Mouton-Rotschild dans un gobelet en plastique car le luxe n'a pas de prix et le verre n'est que prétendre à une richesse d'apparat qui nous fait valoir aux yeux des autres et non des notres... parce qu'au fond qu'est-ce qu'on en fait du regard des autres ? Je me regarde furtivement dans le miroir de la salle de bain une fois par mois quand je sors de la baignoire et c'est assez comme la baleine qui s'échoue sur la plage de sable fin des mers australes pas si fixes que ça !
J'opte pour une assiette anglaise, à apprécier avec les pommes-de-terre bouillies à l'eau du robinet car le luxe c'est de vivre comme le peuple quand on est pété de tunes (ou thunes, les deux s'écrivent)...
Le camembert j'en prends deux... je me réserve toujours...
Du steack passé à la moulinette, le moins cher parce que c'est mes sous et j'en fais ce que je veux...
Un paquet de biscuits de Nantes et je charge sur les caisses qu'on ne peut éviter sous peine de rester coincé dans la quatrième dimension... derrière moi une dame d'un âge certain tenant en ses mains un seul et unique bocal de cornichons... c'est tout ce que vous avez ? Passez devant moi !
Merci dit-elle, et au moment qu'elle passe je lui croche le pied et elle s'étale la gueule par terre...
Ayant assouvi mon pouvoir d'achat je peux rejoindre mon vélo que je leste les poignées du guidon de deux sacs en plastique au poids plus ou moins symétrique et selle mon séant et pédale mes pieds...
Ca descend pour rentrer (à l'aller ça monte pas fort mais ça monte quand-même) et bien vite j'aperçois ma parabole qui trône sur le toit de tuiles rouges que ni la pluie, ni la neige, ni le vent, ni le soleil, ni les oiseaux qui s'y posent ou chient dessus ne pourront jamais désintégrer... ne parlons pas trop vite car la tempête de 1999 peut fort bien revenir...
Publié par Bruno68540 à 07:24:32 dans Mon blog | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Bruno68540 à 19:43:48 dans Mon blog | Commentaires (0) | Permaliens
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