Le problème avec les blogs c'est qu'on peut pas sauter à la ligne, on ouvre un nouveau paragraphe...
Par moment c'est pas plus mal, à d'autres c'est chiant... faut changer l'idée de rédaction qu'on avait...
Ou alors faut faire un site...
Ma machine à café fait glouglou et le g a essayé de se faire la malle... j'aime pas quand les lettres du clavier se cachent pour me faire marcher car la marche c'est pas ce qui me fait peur !
Pourquoi j'écris ce matin ? Parce que c'est comme ça et cessez de me poser des questions tôt le matin... surtout les matins d'hiver brouillardé qu'on voit que dalle dehors, qu'on entend pas encore les corbeaux qui croassent, les grenouilles qui coassent, les trains qui passent, les chasseurs qui chassent et le faon qui trépasse...
Je suis en retard au boulot ce matin mais non je suis en congé, je reprends le 31, le 1er je bosse pas et je bosse le 2... le 2 c'est un mercredi...
Que sera 2008 ?
L'année du gîte ? L'année des rites ? Pas l'année des frites quand-même ? L'année de Brad Pitt, il recevra un Oscar ? L'année qui palpite ou qui médite ? L'année qu'on cite ? L'année du kilt ? L'année des bits, avec toute cette informatique ! L'année de l'élite ? L'année qui passe vite ? L'année à stalagmites et stalagtites ? (flûte c'est pas stalagtite... c'est quoi ?)... l'année dite et pas une autre ? L'année Woolite ? L'année du shit ? L'année des grosses... Non, je le dis pas... c'est un blog sans gros mots ici ! L'année de la guérite ? L'année à la va-vite ? L'année du post-it ? L'année à CRIT ? L'année qui récite ? L'année qui débite ? L'année qui dépite ? L'année à Calgonit ? L'année de la suite, ou sans suite ? L'année de la fuite ? L'année pour péter une durit ? L'année de la cuite ? L'année à Bullit ? L'année qui hésite ? L'année à mites ? L'année qu'on habite ? L'année de la faillite ?
J'arrite ! Ca me passe par les trous de nite...
Publié par Bruno68540 à 07:13:02 dans Mon blog | Commentaires (5) | Permaliens
C'est tout joli là-dehors... les arbres sans feulles givrés et les pins verts givrés... le grillage vert qui sépare la voie d'accés de l'immeuble d'avec l'école maternelle givré... quelques toits soutenant le gris du ciel... les montagnes qui se cachent derrière le brouillard givré...
J'ouvre ma fenêtre en grand et emplit mes poumons d'oxygène, pur et froid, limite givré...
Machinalement je regarde en bas et voit un homme agenouillé, prostré... je l'appelle... hé ça va pas ? Il est malade, saoûl... c'est qui ? Il fait quoi là ? Il se fait tout petit pour offrir le moins de lui au froid ? Sur le macadam ? C'est froid le macadam quand tout autour c'est givré... hé vous faites quoi ?
Je dévale les escaliers quatre à quatre, je me retrouve près de lui... je le regarde... hé qu'est-ce qu'il y a ? Il bouge pas... je mets ma main sur son dos... c'est froid, son manteau est froid... c'est dur... il est gelé, il est mort ? Il fait quoi là ?
C'est toi qui l'a tué dit la voix... ta gueule la voix, je tue personne moi... c'est toi qui lui a refusé un peu de nourriture hier... il est pas venu chez moi hier, c'était la blague de dire qu'il faut se forcer de manger... personne n'est venu chez moi... il aurait pu venir dit la voix... s'il était venu j'aurais réagit autrement, et puis s'il était venu il m'aurait demandé une pièce et pas à manger... et les magasins sont ouverts le soir pour qu'il te demande une pièce demande la voix ? Qu'est-ce que ça fait puisqu'il est jamais venu ? La voix continue : pourtant il est mort à tes pieds... il est mort mais je n'ai rien à voir avec sa mort, je l'ai jamais vu lui, j'ai jamais vu ce manteau et ces cheveux clairsemés...
Bon c'est pas tout ça... un cadavre ça fait désordre dans ce froid féérique... je pense que je dois prévenir quelqu'un... mes voisins ? Non, à chacun ses problèmes dit la voix, tu le trouves, tu t'en occupes... ben voyons la voix, t'en as beaucoup des comme ça ?
Purée, c'est quoi le machin là ? Je suis au milieu de nulle part, entouré du brouillard, avec un cadavre prostré à mes pieds et une voix... là je commence à en avoir marre... c'est quoi ce bordel que je crie... j'en perds mon calme olympique... je commence à baliser, j'suis peut-être mort et la mort c'est être entouré du brouillard avec un cadavre aux pieds et une voix qui ne dit plus rien d'un seul coup... j'aurais plutôt imaginé la mort comme un sommeil sans rêve, ou comme un univers Edénique comme au début de l'humanité...
T'es là la voix ? C'est quoi le message ?
Le message c'est qu'il est mort de ta faute...
Mais je le connais pas ce mec... pourquoi il est mort de ma faute ? D'une, j'ai déjà donné quand mon regard a croisé le regard d'un homme alors que je sais trés bien qu'il va boire l'argent et non pas le manger... comme j'ai croisé son regard je lui ai laissé une pièce... de deux je suis pas responsable de la misère du monde et si tu crois que je vais m'investir plus pour la lutte contre la misère du monde tu te mets le doigt dans l'oeil, tant est qu'une voix a un oeil et un doigt pour se le mettre dedans...
Et merde... je laisse le cadavre sur place et commence de marcher en direction d'un horizon brouillardé...
J'avance... je sais pas où j'avance, j'ai l'impression de pas avancer... l'horizon est brouillard, je regarde derrière moi et c'est brouillard, au-dessus c'est brouillard... je marche, je tourne en rond... je suis sûr que je tourne en rond... la voix tu dis rien ? Elle dit rien la voix...
M'en fous de la voix... le brouillard finira bien par se lever, le brouillard se lève toujours... je verrais où je peux aller...
Publié par Bruno68540 à 12:54:43 dans Mon blog | Commentaires (4) | Permaliens
Je pensais que mon sourire était épanoui et il n'est qu'amorcé... donc la photo est loupée... pour une fois que je souris... y a qu'avec mes chats ou mon balai que je souris, ou quand je reviens des courses... mon bonheur c'est mes chats, mon balai et mon vélo...
En parlant de courses, hier à la copine qui m'a emmené à Norma je lui ai payé une couette, 17,50 Euros... pas excessif... et puis c'était à Gifi (juste à côté de Norma)... me suis pris deux tapis anti-dérapant à mettre dans la baignoire...
Donc vous avez sous les yeux un aperçu de mon travail... je peux pas vous dire la marque de cigarettes que j'emballe ce jour-là car la publicité pour les cigarettes est interdite et moi j'obéis à la loi...
J'aimerais bien me faire photographier quand je suis en tenue de nettoyage du dessous des tapis roulants de la presse à balles... avant et aprés... avant je suis en combinaison bleu cagoulé et masque à poussière et aprés je suis en combinaison bleu cagoulé et masque à poussière couvert de la poussière...
Bref... les palettes de la photo c'est pas les plus compliquées à faire... de toute façon c'est pas compliqué mon boulot... le plus difficile c'est quand les palettes sont un peu trop serrées et que j'acrobatie entre chacune d'elles... ou les palettes rase-mottes, quand elles font cinq rangées au maximum... faut s'baisser, s'lever, s'baisser... ou celles qui font un mètre cinquante au garrot... faut s'cambrer... Y a aussi les palettes que je viens juste de fermer et qu'on vient bloquer... quand c'est pour une ou deux palettes ça va mais quand c'est pour une quarantaine de palettes alors qu'on m'avait dit ça part ce matin... c'est vexant... même si je me dis que je finis à quatorze heures...
Publié par Bruno68540 à 07:50:43 dans Mon blog | Commentaires (2) | Permaliens
C'est beau hein ?
C'est sur le lac de Neuchâtel...
Publié par Bruno68540 à 16:35:28 dans Mon blog | Commentaires (7) | Permaliens
J'ai une semaine et des poussières pour écrire un roman à succés... j'ai tous les atouts en main : meurtre et sexe le reste n'est que du remplissage de papier... tiens c'est comme un copain à un copain qui a écrit un bouquin sur le temps qu'il a passé dans la Légion Etrangère... l'éditeur lui a dit que c'était trés bien mais ce serait mieux s'il pouvait ajouter un mort... du coup le copain du copain fait mourir un de ses camarades de régiment qui n'avait été que blessé... comme quoi on se demande c'est quoi qui est vrai dans une autobiographie ou même une biographie... pour la biographie le biographé peut raconter des conneries au biographeur et si le biographé est mort c'est le biographeur qui peut raconter des conneries (sans le faire exprès ou, justement, en le faisant exprès)...
Et si j'écrivais ma biographie en m'inventant un passé ? Ce serait bien ça... tout ce qui est pas bon dans ma vie j'en cause pas, ce qui est bon j'en cause et je cause du bien que j'ai connu et qui ne m'est pas arrivé... ou je raconte que la vérité en disant que c'est la vie d'un autre... comme ça j'aurais l'air moins con...
Non je suis pas con... enfin pas plus que les autres... enfin c'est mieux d'éviter le pire pour atténuer le mauvais...
Faut que je cause de ma naissance (je fais confiance à ceux qui m'en parle), ma petite enfance (je fais confiance à ceux qui m'en parle), mon enfance (je me fais confiance), mon adolescence et ma vie d'aujourd'hui (je me fais confiance)... l'Angleterre y aurait une belle part dans mon autobiographie...
Je viens de jeter les yeux par la fenêtre... il a gelé cette nuit... hier matin il faisait moins huit comme à Oslo... moins huit à vélo faut bien se couvrir déjà que même avec les moufles les doigts morflent... ils gèlent pas, faut pas exagérer, puisque je passe qu'un quart d'heure de trajet à pédaler ce qui n'est quand même pas la retraite de Russie quelle qu'en soit la guerre...
Quelle qu'en soit, qu'elle qu'en soit, quelqu'en soit, tagada soit soit...
Et sans vent c'est mieux, vent contre c'est moche, vent dans le dos c'est super...
Et le verglas comment je fais ?
Je marche sur la terre ou l'herbe du bas-côté, le vélo sur la route et ça va... quand je reviens en début d'aprés-midi la température a monté et la route s'est dégivrée... la neige ? S'il y en a beaucoup je vais à pîed sans vélo parce que les roues s'enneigent au fur et à mesure de leurs roulades...
C'est pas tout ça... revenons-en à mon autobiographie...
Je suis donc né un jour pas loin du début de l'aprés-midi... j'étais un petit bébé qui devint un trés bel homme... c'est pas donné à tout le monde de passer du stade de bébé à la fonction d'homme en quelques mots... trés bel homme on peut en discuter...
Publié par Bruno68540 à 07:46:45 dans Mon blog | Commentaires (0) | Permaliens
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