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Ecrire un roman... | 13 février 2009

 

Je plante le décor comme le marteau plante le clou avec force et fracas et j'y vais gaiement pour la suite...

Toutefois avant le décor mettons un peu l'ambiance du moment : taper un doigt à la fois avec la parcimonie de l'écart entre chaque touche afin de prendre le temps de la touche l'une aprés l'autre... inutile de vouloir aller trop vite surtout quand on ne sait pas comment on raconte ce qu'on veut raconter...

Le décor : Un réfrigérateur neuf et tout blanc, grand et beau, une petite chatte au sommet du frigo et de mon estime (ainsi que Rugby sauf qu'à l'instant d'écriture il ne se trouve pas dans le décor que je plante)... un ordinateur (je continue de planter le décor) et du café...

Voilà ! Le décor est planté...

Un peu dépouillé le décor...

On rajoute une table de salon, une table de cuisine, un buffet, une poubelle de cuisine, un évier, deux bureaux, six chaises (cuisine et bureaux confondus), un rocking-chair, une télévision et son meuble, une plaque chauffante électrique à deux ronds qui chauffent et son meuble (un truc à deux portes, une étagère dedans et deux tiroirs), un sofa et un truc que j'ai oublié le nom avec quatre tiroirs au milieu et une porte de chaque côté, deux radiateurs (utile en hiver) et la vaisselle lavée, essuyée, propre et rangée...

Les personnages : La chatte et le narrateur !

Le narrateur ne peut être un personnage et le personnage de la chatte fait partie du décor mais un animal n'est pas un décor excepté pour la loi pour laquelle les animaux domestiques font parties du décor...

Ah c'est pas évident l'écriture... ce doit être naturel, ce doit être inné, ce doit être un don...

L'écriture c'est pas fait pour la gloire, c'est fait pour le pognon... et on se fait pas du pognon en écrivant... d'ailleurs on écrit pas pour le pognon... on écrit parce qu'on a un message à transmettre... même si on transmet des conneries comme un roman pornographique ou un traité politique...

Je retire donc l'écriture est faite pour le pognon car la phrase m'a échappé quoique un peu de sous ne fait pas de mal... on aura les impôts sur le dos mais faut faire avec !

Y a qu'à pas dépenser nos sous n'importe comment... acheter un réfrigérateur neuf est un achat utile par exemple... une voiture l'est également... j'ai pas le permis de conduire...

Bien... je pense que tout est prêt, on peut donc y aller...

A partir de l'instant (j'aime bien ce mot) de l'installation de mon nouveau frigo Tigresse en a annexé le dessus et n'en bouge pratiquement pas... ça lui plaît !

Elle en bouge quand je me fais à manger parce qu'elle vient voir ce qu'elle va manger... c'est pas pour elle, c'est pour moi... même qu'elle va aider Rugby à terminer sa gamelle plus vite !

Elle a l'appétit ouvert féroce depuis que sa maladie de peau (il y a encore ses poils du ventre et des pattes devant qui prennent le temps pour repousser) se guérie...

Alors on se dit souvent que le chat est un animal qui aime les coussins pour dormir alors qu'en fait le chat dort là où il est bien car Tigresse dort sur le frigo et un frigo dans une cuisine c'est pas le summum du luxe pour qu'un chat en fasse son lieu de prédilection et tout ce qu'il y a sur le frigo c'est un torchon à carreaux sinon il y a les traces de pattes partout dessus... et un saladier avec dedans des ustentiles en bois... c'est la co-location de la chatte et du saladier...

Ouais ! C'est pas en écrivant comme ça que je vais me faire un max de pognon... en plus c'est moi qui paye l'abonnement à mon Fournisseur d'Accés Internet, c'est pas mon éditeur que je n'ai pas...

Mon éditeur c'est celui qui publie mes livres que je n'ai pas écrit... que je n'ai pas encore écrit... que je ne sais pas si je vais les écrire que même si je les écris ça veut pas dire que mon éditeur va les publier...

Les éditeurs ne manquent pas... c'est savoir écrire qui est plus tatillon... faut savoir tatilloner, c'est utile dans un livre...

Les imprimeurs ne manquent pas non plus... c'est plus facile de trouver un imprimeur qui imprime mon livre (que je n'ai pas encore écrit) qu'un éditeur qui le publie... ou qui l'édite... publier, éditer... où est la différence ?

Pas grave... j'y réfléchis plus tard... je peux pas tout faire non plus...

Publié par Bruno68540 à 06:39:25 dans Mon blog | Commentaires (4) |

Calme qui suit... | 11 février 2009

Il est là ! Il est arrivé !

Mon réfrigérateur Brandt tout beau, tout neuf, tout blanc, tout gros, tout plein de la lumière qui s'allume quand on ouvre sa porte qu'on voit bien dedans ce que j'y entrepose des victuailles que je vais acheter tout à l'heure ce matin au Super-U le magasin qui lutte contre la déprime des ménages...

Le ménage des célibataires à chats déprime moins...

Même que je crois qu'il est devenu le réfrigérateur à Tigresse qui annexe le dessus...

Justement... là ça va mieux, Tigresse s'est calmée mais alors la vie qu'elle m'a fait dans la nuit de samedi à dimanche ! Elle était intenable... in-te-na-ble que je vous dis ! Même que Rugby est parti dormir au fond de l'armoire sous les draps pliés les pattes sur les oreilles ! Toute la nuit elle a pas arrêté de grimper aux murs, aux plafonds, de rebondir sur le lit et le sofa, de la commode à l'armoire en chantant « En vert et contre tout », « Qu'elle est verte ma patrie », « Guiness power » et « Chef on a soif »...

Tout ça parce que l'Irlande a gagné...

Et Rugby qui me demandait « C'est quand qu'ils jouent les All-Blacks ? C'est quand qu'ils jouent ? »

Et moi de lui expliquer que c'est un tournoi de l'hémisphère nord que les All-Blacks jouent dans l'hémispère sud... à quoi Rugby hausse les épaules et se précipite sur l'ordinateur surfer sur le site de la Fédération Néo-Zélandaise de Rugby...

Bien... et mon frigo ?

Mon frigo m'a coûté de faire deux kilomètres à pied sous le vent et la pluie, contraire au vent et malgré tout courageux car je le voulais mon frigo et de repartir avec lui sur le dos du magasin...j'ai été livré une demi-heure aprés le paiement, plus une demi-heure pour la montée d'escaliers et la descente du vieux matériel électro-ménager qui se retrouve chez Emmaüs...

Heureusement que les bleus des livreurs ne sont pas vert... Tigresse aurait été capable de leur parler de l'équipe d'Irlande de rugby et Rugby serait arrivé en disant que c'est son nom et moi je n'aurais pas su comment expliquer que mes chats parlent... sans compter qu'une fois le frigo branché il a soupiré en marmonnant « Purée il était temps ! Claquant de se faire trimballer partout comme ça ! »

Manque plus que le matelas me demande d'arrêter de bouger !

Ca fait grand la salle-de-bain sans lave-linge... lavage de vêtement à la main comme au bon vieux temps...

Oui ! Vêtement au singulier puisque que j'en lave un à la fois...

Publié par Bruno68540 à 07:38:51 dans Mon blog | Commentaires (7) |

Vive le sport ! | 07 février 2009

 

J'attends avec une impatience contenue le match de rugby Angleterre-Italie... ensuite Irlande-France... la France joue à Croke Park à Dublin, là où en 1917 les troupes anglaises tirèrent dans la foule des spectateurs en représaille du meurtre d'un policier Unioniste quelques jours auparavant... comme quoi les anglais ont été des salauds... que celui qui n'a jamais fait le salaud me jette la première pierre... en 1917 c'était pas la guerre en Europe et un peu partout ailleurs ? Marrant que les anglais aient le temps de se battre pour libérer l'Europe, et un peu partout ailleurs, et pour garder leurs territoires (ou colonies, le terme est au choix de chacun)... la France pendant ce temps elle faisait quoi ? Elle se battait en France et certainement ailleurs pour défendre la mère-patrie et ses colonies qui nous donnaient des hommes pour la guerre... je cause de rugby, de massacre et de guerre... le rugby est la guerre, quelque fois le massacre mais une guerre amicale, un massacre est une branlée comme quand les All-Blacks battent les autres ! (Je sais, ils ont déjà été battu mais jamais massacré quoique les battre c'est pas loin de considérer qu'ils ont été massacré)... comment les hommes qui ont fait les règles du rugby pouvaient-ils massacrer les hommes qui ne désiraient rien d'autre que la liberté ?

Publié par Bruno68540 à 16:01:10 dans Mon blog | Commentaires (1) |

oups ! | 02 février 2009

Rugby vient de loufer !

Publié par Bruno68540 à 20:07:24 dans Mon blog | Commentaires (4) |

Roman qui tique ! | 24 janvier 2009

 

Le vent souffle tellement fort dans le haut des montagnes que depuis en bas, trois cent cinquante-deux mètres plus bas, on voit les feuilles cachées des pins bouger... les nuages filent de droite à gauche sans prendre le temps de souffler tellement le vent souffle fort... il regarde le haut des montagnes et les feuilles cachées des pins et les nuages qui filent non-stop de droite à gauche... et il se dit que c'est calme trois cent cinquante-deux mètres en-dessous du sommet des montagnes... alors il sort sa main de la poche arrière gauche de son pantalon et se gratte le nez tandis que l'autre main reste dans la poche arrière droite pour gratter une fesse protégé par un boxer noir acheté à Cora en solde... il pense à la tempête d'un soir de fin d'hiver, il pense à ce rossignol qu'il entendait chanter du milieu du vent et de la pluie dans le noir... il regarde ses pieds et pense qu'il apprécie ses boots vieilles et usées qu'il lui faut remplacer quand il y pensera... il remet la main qui gratte le nez dans la poche arrière gauche et va pour se mettre le majeur droit dans la narine gauche quand une voix le ramène à la dure réalité de la vie pesante des épaules des gens qui ne demandent rien à personne sinon qu'on leur fiche une paix royale...

« Bonjour lui dit la voix qui sort d'un être d'allure sympathique, avec un sourire sympathique et des yeux d'un profond bleu métallique... »

« Bonjour il répond. Mais c'est le soir. Bonsoir donc. »

« Qu'importe l'heure et le temps. Je suis celui qui écrit. »

« Bonjour, bonsoir ou même bonne nuit ou adieu, ou encore à bientôt. Vous écrivez quoi ? »

« J'écris l'histoire dans laquelle tu es. L'histoire que quelqu'un doit bien lire maintenant, à l'heure qu'il est... lue à l'instant. »

Il regarde l'homme qui lui parle et le regarde droit dans les yeux... il se demande qui il est...

« Ne pense pas que je suis fou. Je suis en train d'écrire l'histoire dont tu es le personnage. »

« Si c'est le cas dit-il, ça vous donne l'avantage de me tutoyer ? »

« Vous avez raison. Excusez-moi. Je suis en train d'écrire l'histoire dont vous êtes le personnage. »

« J'aime bien que vous me vouvoyez car je me sens mieux... j'ai du mal à tutoyer les personnes que je vois pour la première fois. Par contre si vous écrivez l'histoire dont je suis le personnage comment se fait-il que vous, vous y soyez physiquement ? »

« Parce que je m'en donne le droit... »

« Ce n'est pas déontologique. Vous n'écrivez pas en je. Vous vous devez d'être créateur et pas acteur. Vous ne pouvez pas être personnage. C'est une auto-biographie que vous écrivez ? »

« Non. Bien que je peux utiliser mes souvenirs dans une histoire. »

Il sort sa main de la poche arrière gauche, sa main de la poche arrière droite qu'il avait remis aprés n'avoir pas enfoncer son majeur dans la narine. Il les met aux hanches et soupire.

« Qu'est-ce que vous racontez ? Vous vous prenez pour qui ? Je regarde les montagnes et les pins et vous arrivez d'où ? Qu'est-ce que vous venez me raconter ? »

Il ne voulait pas lui dire qu'il pensait qu'il avait un grain cet être d'allure sympathique, avec un sourire sympathique et des yeux d'un profond bleu métallique... on sait qu'il ne faut jamais contrarier les fous... il faut les contrarier dans le cas où ça les déstabilise et les affaiblit, qu'ils en rentrent chez eux et n'en sortent plus...

« Je ne suis pas fou. C'est moi qui te crée. »

« Vous me tutoyez de nouveau. Ferme donc ta gueule. Dégage. Laisse-moi admirer les montagnes et mes boots usées. »

« Tu vois que tant que je ne fais pas avancer l'histoire tu ne fais pas plus que ce qui est écrit, de ce que j'écris. »

« Comment peux-tu écrire et être ici en même temps ? Fous-moi la paix. Repars. Comme tu es venu, repars. Tu es à la masse. Tu racontes n'importe quoi. »

« Tu préfères être seul ? »

« Pas nécessairement. Toutefois si c'est pour me retrouver avec un être à l'allure sympathique, avec un sourire sympathique et des yeux d'un profond bleu métallique qui clignote du cerveau c'est pas la peine que je cherche de la compagnie ! »

« Je te laisse donc. J'aurais préféré qu'on s'entende. »

Et il part...

Et l'histoire finit...


Publié par Bruno68540 à 20:12:48 dans Mon blog | Commentaires (14) |

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