Un matin tôt j'étais en route pour aller respirer quand en arrivant au pont qui enjambe la voie rapide du Florival qui joint Guebwiller à Mulhouse, et qui joint d'autres localités si on prend les sorties adéquates... Schonensteinbach par exemple... voilà que ma lumière me lâche... lumières, les phares quoi, ceux du vélo... je descends donc du vélo aprés m'être arrêté... descendre sans s'arrêter est risqué... surtout quand le jour dort encore et que la lune de son aura espacifique fait tournoyer les ombres d'une nature que l'homme s'il ne peut pas la détruire plus vite n'a qu'à continuer sur la voie qu'il s'est tracé pour que notre bonne vieille terre prenne sa revanche sur lui... pas sur moi car moi je n'ai pas de voiture et si je me fais emmener ici et là de temps en temps c'est à considérer comme du co-voiturage...
J'en étais où ?
Ah oui...
Alors paf la loupiote elle se taille... je marche en maugréant (je suis un grand maugréeur) et voilà le vélo qui tremble, qui saute sur place et qui s'illumine... et la sonnette qui fait ding-dong... ding-ding plutôt... ding-dong ch'est pour eul carilon d'Bergues... je lâche le vélo qui continue de trembler, sauter et ding-dinger au lieu de tomber par terre... je ne suis pas surpris le moins du monde, rien ne m'étonne... surtout quand Boulogne se prend une tôlée comme hier soir contre Reims... alors hein c'est pas un vélo tremblant, sautant et ding-dingant qui va changer ma vie...
Illuminé ! J'oublie que le vélo brille de mille feux... c'est assez joli...
Et puis bang il tombe... panne d'essence... non, j'déconne...
Et là, alors là, y a ce faisceau lumineux qui me tombe dessus et qui me soulève... je m'accroche à mon bonnet et je monte, je monte, je monte... je suis entouré de cristaux tous plus brillants les uns que les autres... sont bien montés les cristaux... je monte, je monte... je vais où ? J'atteins la lune, je passe du côté caché et là je vois un vaisseau spatial... je respire car je suis dans le faisceau lumineux qui est un ascenseur en quelque sorte... ben ouais, ça protège ce truc... je suis pas atteint par la non-oxygénation de l'espace... l'ascenseur cosmique cristallisé c'est ma protection...
Une porte s'ouvre vers laquelle je me dirige de mon non-plein gré... j'ai pas le choix...
Derrière la porte se trouve un immense vestibule avec rien dedans que de la lumière qui vient on ne sait d'où sauf que j'entends tzouig tzouig tzouig bziiiiiiii et qu'un être petit et rouge, au sourire vert, apparait... vert c'est la couleur de l'espoir et tant qu'il y a de l'espoir... ses yeux rose me regardent et ma tête me dit bienvenue terrien... il me cause dans ma tête avec ma voix... sympa le mec... et nous voilà en train de discuter autour d'une tasse de thé... j'aurais préféré un café m'enfin je vais pas faire la fine bouche... il m'explique qu'il fait un voyage d'étude autour de l'univers et le temps pour sa thèse de doctorat et je pourrais répondre à ses questions ?
Pourquoi moi ? A part mes chats, Boulogne et le café je connais pas beaucoup m'enfin si je peux être utile...
On a passé deux mois ensemble... il m'a tout demandé, tout ce que je sais et tout ce que je ne sais pas... on a fait le tour du monde en témoins privilégiés... on a tout vu, tout entendu et on a rien dit, rien fait... juste vu... on a fait un tour chez les grecs, les romains, les perses... on a vu Michelange peindre quelques plafonds, Oscar Wilde écrire quelques mots, Louis XVI s'éclater la rate à en perdre la tête, les alliés débarquer en Normandie, Mitterrand berçant un bébé... on a été sur l'Everest et sous les mers, sous la table ronde et sur le cheval d'Henri IV, à côté du Taj Mahal et dans le grand canyon... il a prit des notes et m'a nourri de mets que même les quatre étoiles leur cuisine c'est de la gnognotte...
Et puis est arrivé l'instant de se quitter car son chapitre sur la terre était terminé...
Que désires-tu en remerciement de ton aide qu'il m'a demandé...
Un pc neuf parce que le mien il m'a lâché...
Et voilà pourquoi j'étais absent si longtemps de mon blog... sans ordinateur pas d'Internet... pas d'Internet, pas de blog...
Publié par Bruno68540 à 06:37:00 dans Mon blog | Commentaires (9) | Permaliens
N'est-ce point là l'heure du café ?
Alors vite à ma casserole pour y déverser le breuvage noir... n'oublions pas d'allumer la plaque... attendons que le liquide frémisse... préparons la tasse dans laquelle patientent un fond de lait et deux morceaux de sucre... puis prenons un peu de tabac dans la blague... étalons-le sur la feuille à cigarette... la colle visible, en haut... Chaque extrémité entre pouce et index, tournons la feuille en coinçant le tabac puis faisons une petite pression des pouces au milieu... encore un petit tour et léchouillons légérement la colle... d'un geste léger du pouce et de l'index scellons la cigarette... enfournons-la et allumons-la... fumons-la... buvons le café... regardons la télé... profitons de la vie...
Publié par Bruno68540 à 16:47:02 dans Mon blog | Commentaires (10) | Permaliens
Les textes des grands philosophes recèlent parfois des phrases excessives, voire inadmissibles. Ainsi cette déclaration d'une rare violence, écrite par Nietzsche dans sa dernière oeuvre achevée, L'Antéchrist. Ecart sans excuse ou provocation salutaire ?
Publié par Bruno68540 à 11:11:59 dans Mon blog | Commentaires (3) | Permaliens
Publié par Bruno68540 à 08:01:38 dans Mon blog | Commentaires (1) | Permaliens
Nous partîmes à deux et par un prompt non-existant renfort nous vîmes toujours à deux en arrivant à bon port... Bruno as-tu des Euros ? Tout autre que moi-même le prouverait sur l'heure !
Deux nous fûmes moi et mon vélo car finalement je décide contre aller faire les courses à pied et bien m'en prit car à vélo c'est plus rapide qu'à pied et le froid a moins de temps pour s'installer sur moi...
J'installe donc le vélo à la feraille (tiens ? Ce mot n'existe pas ? Oh pardon, c'est ferraille) de l'emplacement du rangement à vélos pour me diriger d'un pas sûr et certain vers les portes qui se séparent quand on s'approche un peu trop près d'elles... même qu'une fois que je marchais trop vite j'ai presque rentrer dedans... je passe le sas, les secondes portes qui coulissent, fais cinq pas puis tournique (du verbe tourniquer : passer par le tourniquet), prend à droite un panier profond à long manche et roulettes plutôt qu'un panier à anses et file sur la gauche...
Tout de suite mon esprit est torturé par la question... à savoir : qu'est-ce que j'achète ?
Du lait, du sucre et de la brioche... là est l'essentiel...
De la confiture de fraises ?
La confiture qui dégouline par les trous de la tartine et colle aux doigts ? Je n'en prends point et c'est sur les immenses congélateurs à ciel ouvert que je m'en traîne pour y plonger un bras sûr et fort qui happe la boîte aux trois pizzas... sauf que cette boîte n'en a qu'une de pizza et ça me paie plat... me plait pas, pardon...si y en a pas trois, j'en veux pas et je change de crémerie car de l'autre côté j'entends le cri du camembert imitant la mie blanche à la croûte dorée qui lui murmure des mots tendres avant de plonger tous deux, unis pour l'éternité dans l'amour et dans la mort, dans un bol de café au lait sucré...
Un saucisson pur porc ?
A découper en rondelles, à apprécier avec un Mouton-Rotschild dans un gobelet en plastique car le luxe n'a pas de prix et le verre n'est que prétendre à une richesse d'apparat qui nous fait valoir aux yeux des autres et non des notres... parce qu'au fond qu'est-ce qu'on en fait du regard des autres ? Je me regarde furtivement dans le miroir de la salle de bain une fois par mois quand je sors de la baignoire et c'est assez comme la baleine qui s'échoue sur la plage de sable fin des mers australes pas si fixes que ça !
J'opte pour une assiette anglaise, à apprécier avec les pommes-de-terre bouillies à l'eau du robinet car le luxe c'est de vivre comme le peuple quand on est pété de tunes (ou thunes, les deux s'écrivent)...
Le camembert j'en prends deux... je me réserve toujours...
Du steack passé à la moulinette, le moins cher parce que c'est mes sous et j'en fais ce que je veux...
Un paquet de biscuits de Nantes et je charge sur les caisses qu'on ne peut éviter sous peine de rester coincé dans la quatrième dimension... derrière moi une dame d'un âge certain tenant en ses mains un seul et unique bocal de cornichons... c'est tout ce que vous avez ? Passez devant moi !
Merci dit-elle, et au moment qu'elle passe je lui croche le pied et elle s'étale la gueule par terre...
Ayant assouvi mon pouvoir d'achat je peux rejoindre mon vélo que je leste les poignées du guidon de deux sacs en plastique au poids plus ou moins symétrique et selle mon séant et pédale mes pieds...
Ca descend pour rentrer (à l'aller ça monte pas fort mais ça monte quand-même) et bien vite j'aperçois ma parabole qui trône sur le toit de tuiles rouges que ni la pluie, ni la neige, ni le vent, ni le soleil, ni les oiseaux qui s'y posent ou chient dessus ne pourront jamais désintégrer... ne parlons pas trop vite car la tempête de 1999 peut fort bien revenir...
Publié par Bruno68540 à 07:24:32 dans Mon blog | Commentaires (0) | Permaliens
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