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Première partie... | 18 juillet 2008

 

C'est ici que débute mes mémoires que j'intitule Quelques années dans ma vie.


En 1976, au premier jour de juillet, j'embarque donc dans le train qui m'emmène de Lille à Calais – dans le train je lisais le magazine Onze que j'oublierais en descendant à Calais – et quand j'arrive à Calais je dois me débrouiller pour trouver la gare maritime. A Boulogne-sur-mer c'est plus facile puisque le train va directement sur le quai. Sauf si on s'arrête à Boulogne-ville ou Boulogne-Tintelleries. De nos jours je ne sais pas si le train s'arrête à Boulogne-Tintelleries. Il y passe en tout cas.


Je monte sur le ferry, je descends en Angleterre (je ne me souviens pas si c'est à Douvres ou Folkestone). Entre les deux la mer est traversée.


Je monte dans un train. On descend du bateau et on a un train qui attend en face à cinquante mètres. Bon, c'était peut-être plus de cinquante mètres. En tout cas c'est pas comme à Calais où on doit traverser un boulevard hors gare pour arriver aux bateaux (manquerait plus qu'ils nous fournissent avec des rames pour la forme).


Bref me voilà dans le train pour Londres. Dans le train pour Londres je discute avec un anglais qui parle bien français. Je parle français dans un train en Angleterre. Il finira par me dire que je dois parler anglais. Ce que je fais avec certaines hésitations. Dire qu'à l'école j'étais le meilleur en anglais. Sauf les deux années à l'école hôtelière où je comprenais que dalle. Il est sympathique l'anglais qui parle français car nous reprenons vite le français.


Nous arrivons à Londres, capitale de la Grande-Bretagne. La gare c'est Victoria Station. Mon ami anglais qui parle bien français et moi marchons le long du grand couloir large vers la sortie où j'attendrais un taxi. L'Anglais qui parle français à Londres est chez lui. Surgit devant moi un homme présentant bien qui me demende en anglais si je veux un taxi. Je réponds oui en anglais. Mon ami anglais qui parle français me dit qu'il y a des faux taxis, que les taxis à Londres sont noirs. Je demande au pirate s'il a un taxi noir. Il dit oui. Son taxi est noir mais c'est pas un taxi comme les taxis noirs de Londres. Je suis dedans et on y va. En route je vois quelques monuments. Je demande ça c'est bien ça ? Le chauffeur dit oui. Le trajet est long. Je me sens pas bien. Je demande au chauffeur s'il peut arrêter un peu. C'est ce qu'il fait. Il me demande si je veux sortir un peu. Je dis que ça va avec la vitre ouverte. En fait j'ai peur que si je sors il se barre avec ma valise.Je me vois déjà planté sur le trottoir. Ca va mieux et on repart avec la vitre ouverte.


On est à Euston Station. Je paye le taxi. Je pense que c'est plus cher qu'avec un taxi normal.


Dans le train (je parle assez de trains dans ce texte) un couple d'anglais m'engage dans la conversation. C'est pas évident. C'est pas que je connais pas assez de mots en anglais, c'est que quand ils parlent c'est pas l'anglais qu'on parle à l'école. Dire que j'étais le meilleur en anglais à l'école sauf pour les deux années à l'école hôtelière.


Nous arrivons à Coventry. On descend du train, sauf les voyageurs qui ne sont pas arrivés à destination. Sur le quai je regarde par où c'est la sortie. Une vieille dame me regarde en anglais et me demande où sont les porteurs. Je dis que je sais pas. Elle regarde (en anglais) ma valise, me la prend en disant (en anglais) qu'elle semble plus légère que la sienne et me la donne (la sienne). Et nous voilà en route pour la sortie.


La sortie où la vieille dame trouve de suite un taxi. On s'est rendue nos valises réciproques et la vieille dame part. On s'est dit merci et au-revoir quand même. En anglais.


Je retourne dans le hall. J'achète un sandwich. Triangles de mie, jambon, tomate et concombre. Je le finis pas. J'aime pas. Y avait du beurre ? Oui, quand-même.


Je monte dans un taxi et me voilà au Novotel qui m'a engagé pour le service de salle. Service à l'assiette. Moins ennuyant que de servir les plats. Tout est sur l'assiette et c'est simple. Je me présente à la réception, je dis c'est moi que je suis là en anglais, la sous-directrice vient, m'indique ma chambre et me dit que je commence demain aprés-midi. Je demande si je peux téléphoner chez mes parents et elle dit oui.


Le plus important, j'allais oublier : Quand je suis descendu du train à Coventry la première pensée qui me traverse l'esprit est « J'y suis ». J'y étais, depuis le temps que je voulais y aller en Angleterre. Je me souviens de mes balades sur le port et le long de la plage de boulogne, quand je regardais au large. Que je vois les côtes anglaises ou pas, je me disais qu'un jour j'irais là-bas.


Et c'est ici la fin du premier épisode. La suite vient. Faut pas être pressé.


Publié par Bruno68540 à 04:43:53 dans Mon blog | Commentaires (4) |

Guerre et paix... | 14 juillet 2008

 

Bonjour lecteur, lectrice...


En ce début de soirée j'écris encore en direct mais cette fois-ci je me lance un défi !


En effet, j'ai une atroce envie de faire pipi mais je lutte dans ma rétention afin de vous prouver que rien ne me fait peur... parce que, au plus possible, il ne faut jamais se retenir de faire pipi car le pipi contient des agents cancérigènes... plus on se retient, plus les agents se collent à la vessie et plus on risque de se choper le crabe...


Tel le matador face au taureau, le vendangeur face aux raisins, le mari face à sa femme ou la sardine face à son huile je prouverais que le courage ne demande rien de plus qu'une poltronerie refoulée qu'il faut réprimer dans le bon sens...


J'ai envie de faire pipi... la sueur coule de mon front sur la gauche de mon nez sur la commissure gauche des lèvres sur le menton à gauche sur sous le menton sur mon cou sur mes pectoraux sur mon ventre et se perd dans ma boutinette tellement c'est dur la rétention... de plus il me faut éviter de faire du vent, ce qui me force à me retenir de péter...


Mon pet rebondit partout sur les parois de mon estomac et de mon intestin, il s'allie avec le pipi qui essaie de forcer le barrage de ma volonté de ne pas plier à cet anti-droit de mon choix de faire ce que je veux de ma personne...


Et s'il n'y avait que ça car en plus je dois me payer Tout le sport... regarder Tout le sport c'est le summum du courage qu'on se lance... Tout le sport me fait chier...


Les attaques pipiesque, prouteuse et chieuse se font de plus en plus insistante (y a un s au bout d'insistante ?) et c'est pire que résister à la torture de l'audition d'un discours de Mugabe...


J'ai envie de tousser... je suis fier de cette lutte que je mène contre mes besoins naturels... je ne suis que souffrance mais tel le moine qui boude, le moine qu'a l'taux ou le moine qui dort tôt je tiendrais le coup...


Je ne tousserais pas !


Je suis au bord de l'apoplexie... j'envoie mon texte avant que je ne dégueule sur le clavier...



Publié par Bruno68540 à 20:42:43 dans Mon blog | Commentaires (2) |

Avant le procés... | 14 juillet 2008

 

Elisabeth Fritzl a témoigné devant la justice. C'est Andrea Hummer qui présidera le tribunal. Elle a été questionné en présence du juge et de son avocat, tandis que la prosécution et l'avocat de son père pouvait l'interroger d'une autre salle par vidéo...

Les questions continueront la semaine prochaine et certainement au-delà. Les deux enfants aînés d'Elisabeth qui ont passé leur vie entière dans la cave seront également interrogé dés que les médecins auront donné leur accord...

Les témoignages sont enregistrés et seront présentés au tribunal lors du jugement, certainement en novembre de cette année, permettant ainsi à Elisabeth et ses enfants de ne pas être en face du père.

Josef Fritzl a abandonné l'idée de questionner sa famille en même temps que la prosécution et son avocat par vidéo...

Les détails des témoignage d'Elisabeth et de ses enfants ne seront pas connu du public. Le jugement se fera à huis-clos. Selon la loi Autrichienne, un jury de huit personnes jugera de la culpabilité de Josef Fritzl et ensuite se retrouvera avec trois magistrats pour décider d'une sentence...

Josef Fritzl risque dix ans de prison...

http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article4316501.ece

Traduction d'extraits du Times par mes soins. Horrible traduction. On s'en fout, du moment qu'on comprend.





Publié par Bruno68540 à 07:47:01 dans Mon blog | Commentaires (2) |

Les hasards de la vie... | 13 juillet 2008

 

Il y a de cela une paire d'années, je discutais de la famille avec un oncle... pas des histoires de famille, c'est entre nous, et puis j'en parlerais pas sur mon blog... on discutait de son grand-père, mon arrière grand-père... celui-là qui est arrivé d'Angleterre en 1915, qui a rencontré sa grand-mère, mon arrière grand-mère et qui se sont mariés... le soldat et la blanchisseuse... mon arrière grand-mère Suzanne était blanchisseuse... c'était un métier à l'époque qui existe encore aujourd'hui avec les Cinq à Sec... la blanchisseuse ne va plus au lavoir, elle met le linge dans la machine... mon arrière grand-père était soldat parce que mobilisé, sinon dans le civil il était représentant de commerce... les années passent... en 1919 le soldat fraîchement démobilisé écrit à la blanchisseuse qu'il revient à Boulogne aprés un passage à Sheffield (la lettre était envoyée de Birmingham) et le soldat n'est jamais revenu... personne ne sait ce qu'il est devenu...

Je discutais donc avec l'oncle... une rumeur dit qu'il serait parti au Canada... il y a de la famille au Canada entre les cousins nés là-bas, les cousins d'Angleterre émigrés là-bas au long de quatre ou cinq siècles, les cousins ayant quitté les USA aprés son indépendance car ils voulaient être fidèles à la couronne Britannique... allez savoir avec tout ça...

Et il y a une autre rumeur qui dit qu'il serait enterré quelque part autour de Boulogne...

Et je l'ai trouvé, j'ai trouvé la tombe... la tombe de l'homme de la rumeur... son prénom est John comme mon arrière grand-père mais son second prénom commence avec un E et il est mort à l'âge de 20 ans en 1917... la rumeur avait quelque chose de vrai... toute les rumeurs ont une part de vérité ?

Etaples a un cimetière militaire, Etaples est à 34 kilomètres de Boulogne-sur-mer...

Je ne sais pas qui était ce John E... mort à 20 ans, pauv' malheuraw comme aurait dit mon grand-père... il est mort à la guerre comme beaucoup d'autres qui certainement ne voulaient pas la faire... enfin, on va pas faire la philosophie de la pensées des conscrits en temps de guerre...

La photo c'est là qu'est sa tombe qui ressemble aux autres...

J'ai trouvé grâce à Internet... grâce à Internet j'ai trouvé un site qui donne les liens de tous les sites de généalogie qui ont mon nom de famille dans leurs archives et parmi ces sites il y a les cimetières militaires...

Il y a un cousin enterré dans un cimetière militaire en Inde et deux autres en Belgique...

Publié par Bruno68540 à 06:35:52 dans Mon blog | Commentaires (4) |

Noël, Noël ! | 12 juillet 2008

 

J'ai plein de choses à dire et je commence par les plaintes : Pourquoi sur les blogs y a pas moyen d'aller à la ligne ? Quand on veut aller à la ligne ça débute un nouveau paragraphe. C'est fin ! Je ne félicite pas l'inventeur des blogs. C'est qui ce mec ? Pourquoi un mec ? C'est peut-être une dame. Seconde plainte : J'ai chaud, j'ai horreur d'avoir chaud. Quand il fait froid on se réchauffe, quand il fait chaud on peut pas se déchauffer. J'aime pas parler du froid parce qu'il y a des malheureux dehors dans le froid. Troisième plainte : Je dois créer ce qui tiendra la route. Si je crée pas ma journée est foutue. Quatrième plainte : Je suis un fainéant.


Je continue avec les satisfactions : Cet aprés-midi il y a du cricket à la télé. Seconde satisfaction : Hier j'ai trouvé un bout de forêt au milieu des champs. Une petite centaine de m² bordées à droite et à gauche par le maïs, terminé devant par des buissons qui cachent des rails d'ancienne voie. On y arrive en empruntant un chemin traverseur de champs qui continue en herbes aplaties pour finir sur du maïs (comme d'habitude). Pourtant si vous levez la tête sur la droite (en regardant la fin du chemin) j'aperçois les arbres. Même qu'une cigogne s'en est envolée (du morceau de forêt, pas d'un arbre). Elle fait quoi là la cigogne ? Troisième satisfaction : Le papier-peint s'arrache. Je fais un petit morceau et je me repose, je fais un morceau et je me repose, j'éponge les bords, j'arrache et je me repose, je fais un gros morceau et je me repose. Quatrième satisfaction : Je dors la nuit.

Publié par Bruno68540 à 15:25:58 dans Mon blog | Commentaires (2) |

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