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Je suis sorti hier soir... | 15 mars 2008

 

Bienvenue chez les Ch'tis...


Non ? Ca y est tu l'as vu ? Et alors ? C'est bien ? Tu rigoles du début à la fin ? Et l'émotion là-dedans ? T'as eu une larme d'émotion ? Qu'est-ce que tu ressens aprés avoir vu, pendant que tu voyais, avant d'aller voir ?


Avant d'aller voir faut trouver une place pour se garer, pendant que je regarde je me concentre sur le film, aprés avoir vu je suis satisfait du film que j'ai vu et je suis satisfait de me lever de ce fauteuil qui martyrise mes fesses à cause du porte-feuille dans ma poche qui ne permettait pas de m'asseoir convenablement...


Rien qu'en voyant apparaître le titre « Bienvenue chez les Ch'tis » je craque et éclate en sanglots tellement je suis submergé par la joie émotionnelle de ce film que je veux voir depuis qu'on en cause... je hurle, je trépigne, je frappe des mains, je chante Il est des no-o-treu, je crie Vive le Nord, vive le P'tit Quinquin, allez Boulogne (qui a encore perdu son match hier soir, ils sont mal barrés pour le maintien en Ligue 2), je frappe des poings sur les bras du fauteuil, j'embrasse mon voisin, j'embrasse ma voisine, je crie Tous en choeur chantons : Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague... Avec des vagues de dunes pour arrêteter les vagues... Avec de vagues rochers que les marées dépassent... chantons encore : Le Nord c'était les corons, les hommes des mineurs de fond... chantons toujours : Quand la mer monte, j'ai honte quand elle descend je l'attend... chantons toujours : Dors min p'tit quinquin, min p'tit pouchin, min gros rogin... puis le film a véritablement débuté m'empêchant d'entonner les chansons des Capenoules...


Le patois dans le film j'ai compris... sauf quand les gens riaient encore du gag précédent et que j'entendais pas... je suis pas un patoisant et si je tombe face à un vrai ch'timi je ne comprendrais pas grand-chose... ce que je veux dire c'est que Dany Boon a certainement choisi de ne pas utiliser le Ch'timi du fin fond de la campagne... et puis je suis de Boulogne-sur-mer où le patois est différent du Ch'timi... je suis parti de Boulogne pour aller à Lille j'avais sept ans donc à part l'accent, l'intonation de Boulogne, le patois je connais pas trop... les gens du Nord acceuillants ? Peu de temps aprés notre arrivée à Lille notre mère (min p'tit frère et m'tite soeur i'z éto d'jà là, ainsi que l'père mais cha ch'est normal) s'est vite faite invitée pour une tasse de café par une voisine...

A l'école ils disent pas camion les petits Ch'tis, ils disent cami-on en séparant bien le i du o... j'entendais bien qu'ils parlaient drôle... ben ouais, on entend pas son accent mais on entend celui des autres...


J'ai aimé tout le film... je n'ai pas ri aux éclats tout le temps, je souriais... le petit instant d'émotion je l'ai eu lorsque la caméra s'attarde sur le beffroi et on voit le paysage derrière... c'est tout plat... ch'est plat mais ch'est min pays... une scène que je n'ai pas apprécié, pas du tout même, pour moi elle vaut rien c'est quand Kad pleure parce qu'il quitte le Nord... au cinéma ils ont le moyen de faire verser une larme à un acteur en utilisant un produit qui fait que l'oeil coule... Kad ne verse pas de larmes et c'est décevant... pour moi cette scène est loupée... par contre juste aprés on voit la voiture partir pour le Sud... elle est immatriculée 59 !


Deux ou trois personnes ont applaudi à la fin du film, enfin des claps-claps timides... personne n'a suivi mais tout le monde était satisfait de la comédie, les éclats de rire en sont témoins... la fois où j'ai entendu les gens applaudir au cinéma c'était à Oxford où j'avais été voir E.T. (l'année de sa sortie en Grande-Bretagne)... je me disais pourquoi ils applaudissent puisque les acteurs n'entendent pas ? Les gens étaient contents du film et ils le montraient...


Je ne sais pas si j'achète le DVD quand il sort où si j'attends que le film passe à la télé ? Avec un écran de vingt pouces je pourrais regarder assis dans le sofa, au calme, et bien entendre les dialogues... parce qu'avec les rires on pouvait pas se concentrer... et la concentration c'est primordial sinon comment je peux faire un compte-rendu que tout le monde comprend ?

 


http://www.paroledechti.com/histoire.php


Publié par Bruno68540 à 11:02:45 dans Mon blog | Commentaires (8) |

Taratata taaaaaa taaaaaaa ! | 08 mars 2008

Un matin tôt j'étais en route pour aller respirer quand en arrivant au pont qui enjambe la voie rapide du Florival qui joint Guebwiller à Mulhouse, et qui joint d'autres localités si on prend les sorties adéquates... Schonensteinbach par exemple... voilà que ma lumière me lâche... lumières, les phares quoi, ceux du vélo... je descends donc du vélo aprés m'être arrêté... descendre sans s'arrêter est risqué... surtout quand le jour dort encore et que la lune de son aura espacifique fait tournoyer les ombres d'une nature que l'homme s'il ne peut pas la détruire plus vite n'a qu'à continuer sur la voie qu'il s'est tracé pour que notre bonne vieille terre prenne sa revanche sur lui... pas sur moi car moi je n'ai pas de voiture et si je me fais emmener ici et là de temps en temps c'est à considérer comme du co-voiturage...

J'en étais où ?

Ah oui...

Alors paf la loupiote elle se taille... je marche en maugréant (je suis un grand maugréeur) et voilà le vélo qui tremble, qui saute sur place et qui s'illumine... et la sonnette qui fait ding-dong... ding-ding plutôt... ding-dong ch'est pour eul carilon d'Bergues... je lâche le vélo qui continue de trembler, sauter et ding-dinger au lieu de tomber par terre... je ne suis pas surpris le moins du monde, rien ne m'étonne... surtout quand Boulogne se prend une tôlée comme hier soir contre Reims... alors hein c'est pas un vélo tremblant, sautant et ding-dingant qui va changer ma vie...

Illuminé ! J'oublie que le vélo brille de mille feux... c'est assez joli...

Et puis bang il tombe... panne d'essence... non, j'déconne...

Et là, alors là, y a ce faisceau lumineux qui me tombe dessus et qui me soulève... je m'accroche à mon bonnet et je monte, je monte, je monte... je suis entouré de cristaux tous plus brillants les uns que les autres... sont bien montés les cristaux... je monte, je monte... je vais où ? J'atteins la lune, je passe du côté caché et là je vois un vaisseau spatial... je respire car je suis dans le faisceau lumineux qui est un ascenseur en quelque sorte... ben ouais, ça protège ce truc... je suis pas atteint par la non-oxygénation de l'espace... l'ascenseur cosmique cristallisé c'est ma protection...

Une porte s'ouvre vers laquelle je me dirige de mon non-plein gré... j'ai pas le choix...

Derrière la porte se trouve un immense vestibule avec rien dedans que de la lumière qui vient on ne sait d'où sauf que j'entends tzouig tzouig tzouig bziiiiiiii et qu'un être petit et rouge, au sourire vert, apparait... vert c'est la couleur de l'espoir et tant qu'il y a de l'espoir... ses yeux rose me regardent et ma tête me dit bienvenue terrien... il me cause dans ma tête avec ma voix... sympa le mec... et nous voilà en train de discuter autour d'une tasse de thé... j'aurais préféré un café m'enfin je vais pas faire la fine bouche... il m'explique qu'il fait un voyage d'étude autour de l'univers et le temps pour sa thèse de doctorat et je pourrais répondre à ses questions ?

Pourquoi moi ? A part mes chats, Boulogne et le café je connais pas beaucoup m'enfin si je peux être utile...

On a passé deux mois ensemble... il m'a tout demandé, tout ce que je sais et tout ce que je ne sais pas... on a fait le tour du monde en témoins privilégiés... on a tout vu, tout entendu et on a rien dit, rien fait... juste vu... on a fait un tour chez les grecs, les romains, les perses... on a vu Michelange peindre quelques plafonds, Oscar Wilde écrire quelques mots, Louis XVI s'éclater la rate à en perdre la tête, les alliés débarquer en Normandie, Mitterrand berçant un bébé... on a été sur l'Everest et sous les mers, sous la table ronde et sur le cheval d'Henri IV, à côté du Taj Mahal et dans le grand canyon... il a prit des notes et m'a nourri de mets que même les quatre étoiles leur cuisine c'est de la gnognotte...

Et puis est arrivé l'instant de se quitter car son chapitre sur la terre était terminé...

Que désires-tu en remerciement de ton aide qu'il m'a demandé...

Un pc neuf parce que le mien il m'a lâché...

Et voilà pourquoi j'étais absent si longtemps de mon blog... sans ordinateur pas d'Internet... pas d'Internet, pas de blog... 

Publié par Bruno68540 à 06:37:00 dans Mon blog | Commentaires (9) |

Ca c'est sûr ! | 20 janvier 2008

N'est-ce point là l'heure du café ?

Alors vite à ma casserole pour y déverser le breuvage noir... n'oublions pas d'allumer la plaque... attendons que le liquide frémisse... préparons la tasse dans laquelle patientent un fond de lait et deux morceaux de sucre... puis prenons un peu de tabac dans la blague... étalons-le sur la feuille à cigarette... la colle visible, en haut... Chaque extrémité entre pouce et index, tournons la feuille en coinçant le tabac puis faisons une petite pression des pouces au milieu... encore un petit tour et léchouillons légérement la colle... d'un geste léger du pouce et de l'index scellons la cigarette... enfournons-la et allumons-la... fumons-la... buvons le café... regardons la télé... profitons de la vie...

Publié par Bruno68540 à 16:47:02 dans Mon blog | Commentaires (12) |

Le dos de la cuiller... | 20 janvier 2008

Nietzsche : « Périssent les faibles et les ratés ! Et il faut même les y aider ! »

Les textes des grands philosophes recèlent parfois des phrases excessives, voire inadmissibles. Ainsi cette déclaration d'une rare violence, écrite par Nietzsche dans sa dernière oeuvre achevée, L'Antéchrist. Ecart sans excuse ou provocation salutaire ?

Cette formule terrible a inspiré à François Mauriac une scène savoureuse, dans Le Baiser au lépreux, paru en 1922. Le héros, Jean Péloueyre, est si laid que son entourage le ­rejette. Fils de bonne famille, il vit en reclus dans la maison de son père. Sa santé est médiocre, il est hypocondriaque. Lorsque Jean ­Péloueyre tombe par hasard, en ouvrant un recueil de morceaux choisis de Nietzsche, sur cette condamnation sans appel des « ratés » et des « faibles », il se sent meurtri. Il a l'impression que le philosophe allemand en a après lui. Car il se sait « voué au néant », condamné « au célibat et à une mort prématurée ». La phrase de Nietzsche le renvoie à ses échecs.
« Périssent les faibles et les ratés ! Et il faut même les y aider ! » Nietzsche pensait-il sérieusement qu'il fallait éliminer de la surface de la Terre tous les faibles – les indigents, les malades, les handicapés – pour ne laisser vivre que le meilleur de l'espèce ? Une interprétation aussi littérale du passage de L'Antéchrist serait abusive. Le véritable ennemi de Nietzsche, c'est la morale chrétienne. « Périssent les faibles et les ratés ! », ce n'est pas là l'énoncé d'un programme, mais une inversion provocante du message du Christ : « Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux les affligés, car ils seront consolés ! » (Mt, V, 3).
Nietzsche critique de façon radicale les valeurs morales du christianisme, parce qu'elles lui paraissent hypocrites. Si les prêtres font l'apologie de supposées vertus, comme la pauvreté, l'humilité, l'obéissance, c'est, selon lui, pour mieux asservir la population. Pour convaincre leurs ouailles de renoncer à leurs rêves de grandeur, pour les priver de toute volonté de puissance et les encourager à obéir à leurs maîtres. Ces thèmes sont développés dans la première partie de la Généalogie de la morale et dans L'Antéchrist. Plus qu'aux ratés, c'est aux ecclésiastiques que le philo­sophe destine ses flèches. Il les soupçonne d'être faux et manipulateurs, de ­conseiller aux autres de ne pas jouir des bonheurs terrestres, sans s'appliquer à eux-mêmes leurs préceptes. L'Eglise est prospère, pourtant elle donne des leçons d'abnégation : comment ne pas s'offusquer d'un tel paradoxe ?
« Périssent les faibles et les ratés ! » : bien sûr, le lecteur qui tombe sur cette formule, dès les premières pages de L'Antéchrist, peut considérer, à l'instar de Jean Péloueyre, qu'il fait lui-même partie du lot des médiocres visés par Nietzsche – et alors il se sentira agressé. Mais la phrase du philosophe est rusée : tonique, elle invite le lecteur à donner son assentiment, à se ranger implicitement aux côtés des forts, de ceux à qui sourit la réussite. Pourquoi chaque individu, avec son amour-propre bien placé, ne se sentirait-il pas au-dessus de l'espèce ? Voilà le piège que tend ici Nietzsche à son lecteur : il l'invite à se débarrasser de toute compassion, à faire fi des autres pour triompher.
 

Publié par Bruno68540 à 11:11:59 dans Mon blog | Commentaires (3) |

Des pressions... | 20 janvier 2008

Les fabriquants d'antidépresseurs ont tendance à ne publier que les résultats des essais cliniques qui donnent des résultats positifs, ce qui donne une fausse image aux médecins et aux consommateurs de l'efficacité réelle de ces médicaments, selon une analyse parue dans le New England Journal of Medicine.

Dans les essais dont les résultats sont publiés, environ 60% des gens qui prennent un antidépresseur rapportent un soulagement significatif des symptômes de la dépression comparativement à environ 40% de ceux qui prennent un placebo (c'est-à-dire qui prennent un produit inactif alors qu'ils croient prendre un antidépresseur).

Mais quand les essais moins positifs, non publiés, sont pris en considération, l'avantage des antidépresseurs diminue: ils sont plus efficaces que les placebos mais par une marge modeste, conclut le rapport.

Selon les analyses de Dr Erick H. Turner, de l'Oregon Health and Science University et ses collègues, l'efficacité des antidépresseurs, si l'on tient compte de l'ensemble des résultats incluant ceux qui n'ont pas été publiés, serait inférieure à ce que prétendent les recherches individuelles de 11% à 69%.

Parmi 74 essais cliniques, portant sur 12 antidépresseurs, soumis à la Food and Drug Administration (FDA) par des compagnies pharmaceutiques faisant une demande d'autorisation de mise en marché, 31 % n'ont jamais été publiés dans des revues médicales parce que leurs résultats ne démontraient pas une efficacité significative ou une innocuité satisfaisante.

Parmi les études ayant donné des résultats négatifs ou discutables, 89 % n'ont pas été publiées ou l'ont été avec une présentation des résultats sous un jour favorable.

Dans les essais publiés dans les revues scientifiques, 94 % ont abouti à des résultats positifs. Alors que l'analyse par la FDA de toutes les études effectuées sur ces antidépresseurs, incluant celles qui ne sont pas publiées, indique que seulement 51 % d'entre elles ont donné des résultats positifs.

Ce phénomène, est dénoncé depuis une quinzaine d'années par certains chercheurs et a fait les manchettes des journaux en 2004 lorsque le ministre de la Justice de l'État de New York a intenté un procès au fabriquant GlaxoSmithKline pour avoir caché des informations sur les résultats d'essais du Paxil, raconte le Dr Turner.

La compagnie a finalement été condamnée à une amende et obligée à rendre publics sur son site Web les résultats de tous les essais cliniques qui avaient été effectués avec cet antidépresseur.

Selon le DR. David Cohen, professeur à l'École de travail social de l'université internationale de Floride et chercheur au GEIRSO-UQAM, interrogé par Le Devoir, «cela veut dire qu'une étude sur deux montre que l'antidépresseur est aussi bon que le placebo. Or il faut aussi prendre en considération le fait que les études ont souvent un biais en faveur du médicament. Les études sont méthodologiquement faites pour que le médicament ressorte comme étant supérieur au placebo.»

«On use de diverses manoeuvres pour que le médicament apparaisse sous un jour le plus favorable possible. Par exemple, on exclut souvent les personnes qui répondent très bien au placebo au tout début de l'étude afin de rehausser les résultats potentiels positifs que l'on attribuera au médicament».

«Malgré tout cela, la moitié des études n'arrivent pas à démontrer la supériorité de l'antidépresseur par rapport au placebo. L'antidépresseur moderne est un placebo commercialisé avec une publicité. Il a peut-être un effet psychotrope, mais celui-ci est augmenté par la publicité qui réverbère partout, par les cliniciens qui sont optimistes et par l'attente créée chez le patient», lance David Cohen.

Sources:
Le Devoir
New York Times
 

Publié par Bruno68540 à 08:01:38 dans Mon blog | Commentaires (1) |

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