Bleu le ciel, blancs les nuages, brillant le soleil !
Lissant ses plumes, Jonathan s'éveille
Et d'un ample coup d'aile dans le vent s'envole.
Les oreillers d'ouate caracolent
A son passage de douceur et de poésie,
Lui seul voit la porte entrouverte des rêves
D'or et d'argent, d'amour sans un pli
De rides et de vieillesse.
Il plane au-dessus des crêtes et des lames,
De l'écume de l'océan, de la joie les larmes.
Il monte jusqu'à Orion-Poil de carotte,
Les planètes par dessus il saute !
L'espace lui est infini, complet, toujours nouveau
De la plaine la plus basse aux cieux les plus hauts !
Plongant dans l'eau, nageant un instant à côté
Du dauphin heureux d'être accompagné
Pour une valse nautique.
Au jeu de la vitesse le goéland se pique,
Troue du Pacifique la surface malléable
Et trace l'azur profond et aimable !
Il vole jusqu'à la lune, frôle ses cratères,
Ecoute son silence, se pose sur sa poussière.
C'est un rocher sur l'océan de cette terre
Qui l'acceuille pour la nuit aux étoiles
Qu'aucun nuage ne voile !
Il dort, il vole, il plane, il rêve
La nuit la plus longue comme la plus brêve !
Il nous entraîne dans ses voyages imaginaires...
Là où rien ne se perd !