Il y a au bout de la rue de la maison de mes grands-parents un tournant à gauche qui mène en bas de la rue qu'on prend à droite et qui s'avance jusqu'au milieu où on tombe sur un petite confiserie coincée entre deux maisons d'habitation et tenue par une petite vieille dame toute gentille qui sourit toujours aux enfants...
Il y a au bout de la rue de la maison de mes grands-parents un tournant à gauche qui continue sur la grande rue jusqu'au passage piéton en face duquel est une petite confiserie coincée entre deux maisons d'habitation et tenue par une petite vieille dame toute gentille qui sourit toujours aux enfants...
Deux couples de grands-parents différents, deux maisons différentes, des rues différentes, des confiseries différentes qui ont en commun deux petites vieilles commerçantes qui ne sont pas les mêmes et qui sont communes l'une à l'autre...
Elles vendaient les Malabar à dix centimes et les Carambar à cinq centimes, vendaient des chocolats et des caramels, des gommes à macher et des p'tits bonbons qui piquent, du réglisse en boîte et du réglisse en branche, des berlingots et des bêtises de Cambrai, des sucreries et des friandises...
Les deux confiseries n'existent plus, ne restent que leurs souvenirs dans la mémoire collective, on n'est pas toujours certains de repérer les maisons d'habitation qui les bordaient, les deux petites vieilles sont parties... vendre les bonbons aux angelots ?